C’est quoi une allergie ?

Visuel_campagneJFA2013L’allergie est une réaction excessive du système immunitaire, suite à un contact avec une ou plusieurs substances étrangères à l’organisme.

Ces substances sont appelées « allergènes ».

Chez la plupart des gens, ces substances sont inoffensives, mais chez certains, elles provoquent des réactions de défense à l’origine des symptômes allergiques.

Aujourd’hui en France, 1 personne sur 3 née après 1980 est allergique (allergie respiratoire, de contact ou alimentaire), essentiellement à cause de nos habitudes de vie qui sollicitent de façon répétée notre système immunitaire (polluants dans l’air, méthodes de préparation et de conservation agro-alimentaires, culture de plantes allergisantes etc….).

D’une façon générale, les allergies sont assez imprévisibles : certaines apparaissent très tôt dans l’enfance pour disparaître ensuite, d’autres au contraire apparaissent à l’âge adulte sans raison « valable », et enfin pour certains, une allergie sera la même toute au long de la vie.

Chaque individu réagit différemment.

Mécanisme de l’allergie

Chez les personnes allergiques, le système immunitaire produit des anticorps qui s’attaquent aux allergènes rencontrés. Les anticorps se fixent sur des cellules appelées mastocytes, qui se situent en grand nombre dans les voies respiratoires et digestives, voies par lesquelles les allergènes essaient de pénétrer dans le corps.

L’organisme, par le biais des mastocytes, libère alors une substance appelée « histamine », responsable de la plupart des symptômes allergiques.

Pour qu’il y ait une allergie, deux conditions sont nécessaires : l’organisme doit être sensible à un allergène et cet allergène doit se trouver dans l’environnement de la personne. Il y a aussi une prédisposition familiale.

En effet, le risque de développer une allergie s’accroît dans les familles d’allergiques, sans que les enfants ne soient forcément réactifs aux mêmes allergènes que leurs parents. On parle de « terrain atopique ».

Les différents allergènes

  • Les pneumallergènes (allergènes inhalés) : pollens, acariens, moisissures, phanères (poils, plumes) d’animaux, blattes ou cafards, plantes et latex.
  • Les trophallergènes (allergènes ingérés) : lait de vache, œufs de poule, arachide, céréales, ombellifères (céleris, carottes) …
  • Les allergènes de contact : acariens, phanères d’animaux, plantes et latex.
  • Certaines substances présentes dans les médicaments : pénicilline, par exemple.
  • Les venins d’hyménoptères : abeilles, guêpes, frelons

A ces allergènes s’ajoutent les « polluants domestiques » du quotidien. Ces polluants fragilisent et augmentent le risque d’allergies :

  • tabac (tabagisme actif ou passif)
  • certains produits de beauté (comprenant des Composés Organiques Volatils)
  • encens, bougies parfumées, parfums d’ambiance, papier d’Arménie

Il existe des allergies croisées qui surviennent quand une personne allergique à une substance, réagit à une autre substance dont la composition est proche de la première.

Dépister et diagnostiquer une allergie

Si tu penses être allergique parce que tu observes des réactions physiques particulières liées à des moments de l’année, à des situations, à des aliments …tu peux consulter ton médecin traitant qui t’orientera vers un spécialiste des allergies, un allergologue, pour un suivi régulier.
Ce médecin procède tout d’abord à un interrogatoire précis afin de déterminer :
–    s’il y a un terrain atopique
–    les circonstances de déclenchement des symptômes
–    s’il y a une saisonnalité
–    les conditions de vie du patient : habitat, alimentation, tabagisme, loisirs…

Il peut prescrire une prise de sang, et pratique aussi des tests cutanés qui consistent à mettre en contact le corps avec des substances supposées allergisantes pour l’individu.

Ces tests se font généralement sur l’avant-bras en déposant une goutte de substance allergisante et en piquant au centre de la goutte au moyen d’une petite aiguille (prick-test), ou encore injectant l’allergène sous la peau à l’aide d’une seringue (test intracutané), ou encore en collant un patch sur le dos contenant l’allergène (patch test). Le principe des tests est de reproduire sur la peau une réaction allergique.

S’il y a suspicion d’allergie alimentaire, le patient, en présence du médecin, ingère par petites quantités l’aliment supposé être allergique dans des conditions de sécurité maximales, pour identifier la quantité et le type d’aliment qui provoque les symptômes (test de provocation).

En cas de suspicion d’asthme, des Explorations Fonctionnelles Respiratoires ou EFR (mesures du souffle) sont nécessaires pour évaluer son retentissement et mettre en place le traitement.